5 clips

Frank Zappa disait que les clips détournaient l’attention de l’auditeur pour lui faire oublier la médiocrité de la musique qu’on lui servait.
Parfois c’est vrai.
Mais quand quelqu’un fait d’un clip une véritable œuvre d’art, ça force le respect, il faut bien l’avouer Monsieur Zappa. Et quand, en plus, le fond sonore est de qualité, ça fait double respect, et je publie.
Première rasade de grand art.

1 – Queens of the stone age – Go with the flow
Certes, je ne suis pas objectif, c’est les Queens of the stone age. Mais objectif ou non, ce clip est non seulement beau, mais en plus il est classe.

2 – General elektriks – Take back the instant
Quand je vois ça je me dis que la France gagne en crédibilité. Ils sont français et ils sont forts, très forts. Depuis que j’ai découvert ce clip, Arno Salters est comme une sorte de demi-dieu pour moi.

3 – Arctic Monkeys – Crying lightning
J’aime avant tout la chanson, mais je trouve le clip très réussi. Ici pas de prouesse technique, mais l’aspect volontairement tiré par les cheveux (je ne parle pas de la coupe du chanteur) crée une ambiance particulière.

4 – The white stripes – Fell in love with a girl
On le connait tous celui-là, il est très moche, il est moitié en Lego et moitié pas en Lego parce qu’il leur manquait sûrement des rush, mais eux ont fait ce qu’on aurait tous aimé faire.

5 – Radiohead – There, there
Quand l’un des plus grands groupes du monde signe l’un de ses meilleurs titres, on évite le clip façon montage des meilleurs moments en studio. On fait un clip à la hauteur du truc. Ben voilà.

6 – Bonus
Le petit clip bonus qui détend. Si vous le connaissez déjà il faut le revoir. Si vous ne le connaissez pas il faut le voir. Vraiment.

David Lanham

Illustration du graphiste David LanahmCertains artistes ont besoin d’une analyse approfondie pour que l’on comprenne leurs œuvres ou leur parcours artistique. Messages dissimulés, rapports à l’enfance, choix intéressé des couleurs…
Pour David Lanham, je peux me tromper, mais je pense qu’on s’en fout. C’est juste beau, très beau, on se régale des formes et des couleurs, et ça suffit. Parfois il y a un message, mais ça compte un peu pour du beurre.

Les personnages sont rarement humains, Lanham crée des monstres gentils dans des situations inexplicables, et il réussit toujours à les rendre sympathiques. Son sens de l’esthétique y est sûrement pour quelque chose : couleurs vives, maîtrisées mais parfois un peu extrêmes, formes épurées alliées au souci du détail dans les reliefs, les ombrages et les reflets, le tout donne une connotation très innocente aux scènes que l’artiste crée.
Il y a très peu d’angles, tout s’arrondit, et les regards n’en sont que plus naïfs ou bienveillants.

J’admire David Lanham pour sa minutie et son contrôle des détails sans lourdeur. Mais ce monsieur ne se contente pas d’être un formidable artiste, figurez-vous qu’en vous baladant sur son site, vous trouverez des fonds d’écran pour ordinateur de bureau mais aussi pour iPad et iPhone, des icônes classées par thèmes pour donner belle allure à votre Mac et autres goodies. Il a même pensé aux fonds d’écran divisés sur deux moniteurs pour les graphistes qui se la jouent Minority Report, et là c’est plaisir des yeux fois deux.
Le tout en haute définition, et gratuit.
Généreux le bonhomme.

Alors oui, il y a du favoritisme dans l’air, en dehors des fonds d’écran tous ces cadeaux sont destinés aux adeptes d’Apple. Mais les partisans de Bill n’ont pas le droit de se plaindre, ils ont Internet Explorer et Windows Media Player rien que pour eux.

http://www.dlanham.com/